Ce document résulte d’une recherche épidémiologique au cours de laquelle les chercheurs ont évalué une intervention participative (employeurs, syndicats et direction) visant à prévenir des problèmes de santé mentale liés au travail, menée auprès du personnel soignant d’un hôpital. Cette intervention cible des contraintes reconnues pathogènes de l’environnement psychosocial du travail : demande psychologique élevée, latitude décisionnelle et soutien social faibles, déséquilibres entre les efforts investis et la reconnaissance reçue. Les résultats préliminaires permettent d’espérer une réduction de l’absentéisme découlant de la diminution des problèmes de santé mentale, une baisse du roulement de personnel ainsi que des coûts des soins de santé et des indemnités versées aux victimes de lésions professionnelles associés à ce type de problèmes, avec, en parallèle, une hausse de l’efficacité et de la productivité. Les auteurs croient que l’intervention proposée constitue une importante contribution à la préservation de la santé mentale au travail. C’est pour élargir sa diffusion qu’ils ont produit cet outil de vulgarisation qui facilite la compréhension de l’intervention et de la mise en oeuvre et son appropriation par d’autres milieux de travail.
En téléchargement gratuit :
http://www.irsst.qc.ca/files/documents/PubIRSST/R-462.pdf




L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) publie un rapport de recherche évaluant la mise en place d’interventions organisationnelles en prévention du stress au travail auprès de trois organisations. La santé psychologique est un enjeu fort important si on tient compte que 30.8% des travailleurs canadiens affirment que la plupart de leurs journées de travail sont considérablement ou extrêmement stressantes (Statistique Canada, 2003).
Le stress au travail est associé à plusieurs problèmes de santé chez les travailleurs, à un faible degré de satisfaction au travail et à une baisse de productivité. D’ailleurs, plusieurs études recommandent d’intervenir pour éliminer sinon réduire les sources du stress au travail. Certains chercheurs suggèrent de classifier les intervention selon leur niveau. Le niveau primaire consiste à prévenir les risques en agissant sur leurs causes, le niveau secondaire vise l’amélioration de la gestion du stress par l’individu tandis que le niveau tertiaire a pour objet la réadaptation et le traitement.
L’étude publiée par l’IRSST démontre que les interventions ciblant la réduction des risques à la source tendent à diminuer de manière importante l’exposition aux contraintes de l’environnement de travail. Les interventions qui ont connu le plus de succès ont ciblé quelques problèmes concrets à la fois. Le chercheur et son équipe ont élaboré une démarche comportant trois phases : diagnostic, intervention et évaluation. Ayant achevé la première phase, ils collaborent maintenant avec des organisations pour établir un programme structuré visant trois objectifs : créer un outil de diagnostic qu’elles pourront utiliser directement, documenter et améliorer les démarches de prévention des problèmes de santé mentale au travail et élaborer une démarche stratégique de prévention à cet égard.
Bibliographie
Brun, J.-P., Biron, C., Ivers, H. (2007). Démarche stratégique de prévention des problèmes de santé mentale au travail, Hans dans Études et recherches / Rapport R-514, Montréal, IRSST, 2007, 78 pages http://www.irsst.qc.ca/fr/publicationirsst100307.html
Statistique Canada. (2003). L’emploi et le revenu en perspective. Catalogue de Statistique